jeudi 18 juin 2009
Le désir selon Schopenhauer
Cet effort qui constitue le centre, l'essence de chaque chose, c'est au fond le même, nous l'avons depuis longtemps reconnu, qui, en nous, manifesté avec la dernière clarté, à la lumière de la pleine conscience, prend le nom de volonté. Est-elle arrêtée par quelque obstacle dressé entre elle et son but du moment : voilà la souffrance. Si elle atteint ce but, c'est la satisfaction, le bien-être, le bonheur. Ces termes, nous pouvons les étendre aux êtres du monde sans intelligence ; ces derniers sont plus faibles, mais, quant à l'essentiel, identiques à nous. Or, nous ne pouvons les concevoir que dans un état de perpétuelle douleur, sans bonheur durable. Tout désir naît d'un manque, d'un état qui ne nous satisfait pas ; donc il est souffrance, tant qu'il n'est pas satisfait. Or, nulle satisfaction n'est de durée ; elle n'est que le point de départ d'un désir nouveau. Nous voyons le désir partout arrêté, partout en lutte, donc toujours à l'état de souffrance ; pas de terme dernier à l'effort ; donc pas de mesure, pas de terme à la souffrance...
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

de la part de fred
RépondreSupprimerPour moi le Désir est un mot énigmatique et mystérieux et je n'aime pas ce besoin qu'ont les philosophes de tout poser en démonstration
"ne faudrait-il pas s'efforcer de se délivrer et de délivrer le autres du pouvoir des concepts dont la netteté tue le mystère"
Léon Chestov
Désirer ... n'est ce pas déjà éprouver un certain plaisir à s'orienter vers un objet, anticiper la satisfaction à travers un sentiment qui est déjà plaisir ... tout désir n'est il pas avant tout un désir de vivre et la seule vraie souffrance ne serait elle pas alors l'absence de désir ...
RépondreSupprimerRM